J’ai eu la chance de pouvoir devenir maman en même temps que deux de mes amies proches.

L’une a pondu un mois avant moi, et l’autre deux mois après.

Alors forcément, ça nous a rapproché encore plus, et je me demande bien comment j’aurais fait sans elles, dans le sens « comment j’aurais fait si je n’avais pas pu parler à des mamans qui comprenaient EXACTEMENT ce que je ressentais, presque à la minute près ? »

 

Cela m’a beaucoup aidé.

 

Et la nature est bien faite, nous avons à peu près les mêmes problèmes, mais pas en même temps, ce qui permet à l’une de prendre du recul pour apaiser l’autre et vice-versa.

Pour les soucis qui n’étaient rencontrés que par l’une d’entre nous, cela permettait également d’avoir un regard neuf sur la situation et un avis objectif.

 

Par contre, il y a quelque chose qui m’étonnera toujours dans la psychologie humaine, me surprendra et m’attristera (façon de parler) toujours, c’est : pourquoi n’est on pas capable de s’appliquer à soi-même les conseils que l’on donne aux autres ?

Pourquoi lorsqu’une situation, un évènement se produit chez nous, nous n’avons pas la faculté de relativiser comme nous le faisons avec les enfants des amies, de se poser calmement et de s’auto-conseiller ?

 

Je prends l’exemple des nuits (oh tiens, c’est vraiment étonnant comme exemple haha !!). Parmi les deux amies ayant accouché « en même temps » que moi, l’une d’elles a un garçon, comme moi. Et niveau nuits, ce fut aussi agité que chez nous. Heureusement, pas en même temps.

Et bien, lorsqu’elle m’appelle un matin pour me dire « j’en peux plus, réveil à 22h, puis il a dormi avec nous à partir de minuit, il va prendre une mauvaise habitude, sors moi de là, il me faut un café, des litres de café, je vais le revendre sur le bon coin », bizarrement, je sais comment la rassurer. Une nuit dans le lit de papa et maman, chez elle, ça me paraît surmontable, je ne vois pas pourquoi cela se reproduirait la nuit suivante, le pauvre devait être malade, angoissé ou que sais-je mais j’arrive à la persuader que la nuit prochaine sera meilleure.

Conseils

Source : http://www.vernisdeconduire.com

 

S’il m’arrive la même chose (nuit pourrie version mini), je suis au fond du seau. Incapable de me dire que c’est ponctuel, qu’il est peut-être malade, que finalement ce n’est pas grave et que la nuit prochaine sera différente. J’en suis INCAPABLE.

 

Alors, pourquoi c’est toujours plus facile de conseiller les autres ? Pourquoi a t on un voile noir dès qu’il s’agit de nous, de chez nous, de notre vie ?