Cette semaine, j’ai eu 30 ans.

Mardi pour être exacte.

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(source : boutique Kutiebowtuties sur Etsy)

 

Quand j’étais petite, pour moi, 30 ans c’était vieux, il ne me tardait pas d’avoir 30 ans.

Quand j’avais 20 ans, je me disais que c’était loin, très loin.

Qu’à 30 ans, j’aurais à la fois accompli beaucoup de choses, mais que ma vie serait tracée et ne serait plus faite de surprises.

Je me disais qu’à 30 ans tout le monde était marié, avec des enfants, une maison pour toujours, un travail à vie et une garde robe de femme d’affaire.

Un jour, j’ai eu 24 ans et j’ai été diplômée.

Et puis, j’ai eu 25 ans. Je me suis mariée.

J’ai eu 28 ans. Je suis devenue maman.

A 29 ans, je suis rentrée en stage, j’espère le dernier avant un vrai travail. Qui me plait. Qui me donne envie de me lever le matin. 

Cette semaine, j’ai eu 30 ans. Et j’ai vu le monde tel qu’il était, malheureusement. Je me souviendrai longtemps de la semaine de mes 30 ans. Bouleversante. Prenante. Déchirante. 

On m’avait dit : c’est un cap, un vrai tournant dans ta vie 30 ans ! Bouarf. Je suis toujours la même. J’ai toujours envie de mettre des baskets plutôt que des talons, et des jeans plutôt que des tailleurs. 

On se fait une idée sur le passage à la dizaine supérieure, pensant qu’en un jour seulement, une nuit, on peut sentir un quelconque changement. Mais non.

Je ne sais pas de quoi sera fait demain, ni l’an prochain. Je ne sais pas où je vivrai dans deux ans. Je ne sais pas quel sera notre prochain voyage. Rien n’est tracé.

Cette semaine, j’ai eu 30 ans, et je vais bien merci.

On verra à 40 ans.