La semaine dernière a été dure.

Après avoir fait les vaccins du 18ème mois (légèrement) en retard, nous avons eu droit à un affaiblissement général de Mini, qui en a donc profité pour chopper : gastro / rhino / otite ensanglantée. Oui, tu noteras la combinaison « gagnante ».

Du coup, il n’a pas pu aller à la crèche, et est resté bien au chaud avec papa ou maman.

N’ayant pas le droit, dans le cadre de mon contrat, à des jours enfant-malade, alors que Papa oui, c’est lui est resté la majorité du temps avec Mini, pour le soigner et prendre soin de lui.

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Bien que ces jours aient été épuisants surtout moralement car il ne mangeait rien, il était très faible, il ne savait pas ce qu’il voulait (ah si ! il voulait Sam le Pompier, Didou et autres trublions télévisés !). Mais globalement, Papa et fiston s’en sont sortis comme des chefs et je n’ai retrouvé aucun pot cassé en rentrant le soir.

J’irai même au-delà de ce constat en disant que ces jours « enfant-malade » les ont fortement rapprochés. Et tu ne peux pas savoir à quel point je suis soulagée…

 

Avant cette période, Mini ne voyait, à 85 %, QUE Maman, cette sacrée Maman toujours là pour lui, n’importe quelle heure, n’importe quelle demande, et surtout, surtout ! quand elle avait autre chose à faire de préférence (mains dans la vaisselle, pipi en cours, crème sur le visage). Papa pouvait être totalement libre, 200 % dispo, on ne faisait pas appel à lui.

Maintenant (je croise les fesses pour que ça dure quelques temps), on a un inversement de balance, voire une égalité de traitement ! Je pense qu’on est dans du 45% Maman, 55% Papa.

Quel bonheur, quel soulagement, quelle légèreté ressentie. Ne pas se sentir le centre des demandes, des attentes, c’est être joie. Tu peux te lancer dans une activité, sans te dire « dépêche toi ma poule, car dans 5 minutes tu risques de devoir tout quitter ».

Samedi soir, Grandgars a même failli en pleurer (et il n’est pas de nature sensible…) (ok, il lui est vaguement arrivé de pleurer devant un épisode de Joséphine, mais c’est une autre histoire) : nous allions mettre Mini au lit, Papa était entrain de lui administrer les derniers soins médicaux, spray dans le nez, pommade sur le torse, changement de couche, etc etc… Il a ensuite pris Mini dans les bras pour le déposer dans son lit, et là, à peine posé, Mini s’est avancé vers son père et il lui a dit « Bisou papa » et lui a fait un bisou sur l’épaule. Un bisou qui voulait dire « merci de m’avoir guéri », j’étais là, je l’ai ressenti en voyant la scène. Je me suis foutue de Grandgars quand j’ai vu qu’il était ému, mais je l’étais moi aussi…

Une nouvelle relation venait de naître.