Cela fait plusieurs fois qu’en parcourant les blogs, je lis des récits d’accouchements. Je me rends compte que je n’ai jamais mis des mots sur ce jour si particulier. 

Comme le titre l’indique, c’était un 17. Mais jusqu’au dernier moment, tu nous as laissé penser que ce serait un 16, et cela me « rassurait » car dans la saga familiale, on adore les 6 (mémé et mamie du 26, moi du 6, alors si toi du 16 youpi !) Bref, rupture de la saga, tu es arrivé un 17, à 00h10, déjà tu commençais à nous (me) les briser. Second degré évidemment...

Un 16 au matin donc, 9h30, perte des eaux. Tiens, je vais quand même m’assurer que c’est bien ça avant de me précipiter…

« Allô copine ? (copine ayant accouché un mois avant), ouais dis moi, me suis levée du canap’, et ça coule, et là ça coule toujours… tu crois que ? »

Ok, j’ai senti qu’elle était surexcitée, donc que c’était ça.

Appel au grandgars, sur portable, pas de réponse, sur téléphone du boulot.

« Bonjour M’ssieurs Dames, c’est pour parler à grandgars, c’est bon là il peut venir… » 

25 min après, grandgars arrive, tout sourire, pas véritablement stressé (d’ailleurs, le sera-t-il durant les 14h suivantes ? bof), me demandant je cite « j’ai le temps de me doucher ? » … Oh mec, je suis assise sur le canapé, serrant les fesses pour éviter que ton salon se transforme en Aqualand, mais ouais, fais toi beau, no problem.

Arrivés à la maternité, je croise mon gynéco qui sort du bloc, on aurait dit qu’il m’attendait (pour ton info, je l’avais vu la veille et ce que je saurais plus tard, c ‘est qu’il m’avait décollé les membranes, donc logique qu’il m’attende d’un moment à l’autre…). La sage-femme regarde tout « ça », suis à 1, et la poche des eaux est bien rompue (naaaaaan, tu crois ? mon canapé te remercie de l’info).

Je vais te faire cette partie en accéléré : il était 10h30 environ et j’ai eu la péridurale à 4 vers 18h ; 19h j’étais à 10. Donc salle de travail. 

C’est là que ça devient sympa. 

« Bon, et bien, on va voir si il est prêt à sortir minigars ? » Premières poussées vers 21h30. Série de 3. Deuxième série vers 22h30. Troisième série vers 23h30. C’est là que je me dis que si dans la demi-heure, mini n'arrive pas, c’est loupé pour le 16 !!

Forcément à 23h30, quand rien ne se passe, que mini montre des signes de faiblesse et que visiblement il ne veut pas se décrocher de maman-intérior’s, on fait l’appel à un ami… ah non, au gynéco de garde pardon !

Le flou total, les pleurs de fatigue, les cris (de fatigue aussi et de douleurs surtout), une image d’un gars face à moi avec des couverts à salade grandissimes (les spatules pour celles qui connaissent pas – grand bien vous fasse d’ailleurs), grandgars qui montre ses premiers signes de stress et de pâleur… Bref, il est 00h10, tu arrives, tu cries, tu dégoulines surtout de mon sang car le passage a été bien forcé, et tu es emmené… mais tu es là et j’ai déjà tout oublié (ou presque, ok ça va…)

Premier « raté » pour moi, on ne m’a pas posé minigars dessus, il a vite été pris en charge pour lui évacuer les glaires.

Tout au long de ma grossesse, la personne (je n’appellerai pas cela un médecin, car je la méprise tellement) qui m’a fait les 3 échos (pas mon gynéco de suivi, une autre) m’a over-soulé sur le fait que minigars serait gros. J’ai même eu une écho de contrôle au début du 9ème mois pour être sûre ! Du coup, le jour J, pendant que mister gygy de garde me recousait, je n’ai posé qu’une seule question, mais au moins 50 fois : « il est gros ? il pèse combien ? » Pauv’ mec… il a du se dire qu’il avait gagné sa nuit (Minigars pesait 3,4 kg, donc tout à fait normal).

Grandgars est revenu avec minigars au bout d’une grosse heure, après avoir fait le peau à peau, que je n’aurais pas eu… Il était habillé, pleurait un peu, puis a dormi longtemps, jusqu’à 9h le lendemain matin, sans manger.

Et là, la vie de famille a commencé…

 

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Photo officielle envoyée aux copains le lendemain, Minigars qui dort dans son berceau avec le doudou qu'il garde encore aujourd'hui pour tous ses dodos...