« C’est que du bonhhhhheuuuuur »

« Que la maman se repose bien hein maintenant »

« Profitez en, ça passe telleeeeeeemennnt vite »

Tu les reconnais ces phrases ?

Mais si, tu sais, les phrases magiques, inutiles, redondantes et surtout complètement fausses qu’on te sort à tout bout de champs dès la minute où tu as annoncé la venue (la sortie !) de bébé.

 

Quand j’y repense, je me dis que ce n’est qu’un prolongement des mensonges que l’on te balance depuis le jour où tu annonçais que tu attendais un enfant : « l’accouchement, y’a pas à dire c’est le plus beau jour de ta vie », « la façon dont tu le portes, c’est sur, c’est une fille / un garçon… » etc etc…

Une fois que le bébé est là, la trahison continue, et ouvertement en plus !

mensonge

Prenons l’exemple de tous les messages que le papa reçoit après THE sms d’annonce : ils souhaitent tous beaucoup de bonheur (merci, c’est sympa) et de repos à la maman… Comment te dire ? T’es au courant qu’on vient d’accueillir un enfant, qui mange toutes les 3 heures, qui pleure, y compris la nuit, et que tu vis pas du jour au lendemain dans un hotel avec un majordome te concoctant des petits plats et te faisant le lit…

Mais la phrase qui m’a complètement rendue hystérique, ce fut : « profitez, ça passe tellement vite » (généralement suivi de « les miens ont déjà 12 ans ! » Minute papillon, je viens d’accoucher. Et toi, mère d’enfants de 12 ans, tu ne te rappelles certainement pas que les premiers jours, on aimerait accélérer le temps afin d’être plus à l’aise, de comprendre le tout petit, de savoir comment s’y prendre etc…  Un bon en avant de 3 ou 4 mois, je vous assure, on y pense souvent les premiers jours !

Le pompom est quand même à attribuer à « C’est que du bonheur », généralement prononcé en détaillant chaque syllabe ! Non, si tu as un enfant de moins de 2 ans et que tu es un tant soit peu humaine et réaliste (et honnête) tu sais que ce n’est pas QUE du bonheur. Osons le dire ! Les pleurs inexpliqués, les régurgitations, les coliques, les reflux, les couches à 3h du mat’, puis les bosses, les cuillères de courgettes étalées sur un mur de la cuisine, la fièvre, les dents (surtout les dents !!!), et le « Non »… tout cela n’entre pas dans le « QUE » du bonheur : ça y contribue, ça en fait partie, ça contrebalance les sourires, les calins, les bisous, les rigolades et les cabrioles, ça les surpasse même, mais ça existe et c’est bien là.

 

Stop aux phrases toutes faîtes !

 

- Mon article publié chez So Busy Girls -