intolrence

 

La semaine dernière, je me suis entendue dire deux fois que j’étais intolérante.

Dans deux situations complètement différentes, mais ça a été dit.

Du coup, forcément, tu te remets en question.

 

Et finalement, je me suis rendue que… Oui, j’étais certainement intolérante, avec certaines personnes, dans certains cas de figures.

La vie fait qu’on est patient avec certains, pressé avec d’autres.

La vie fait qu’on est attentionné avec certains, exigeant avec d’autres.

Exigeante, encore un défaut (qualité ?) qui m’est attribué.

Mais je n’exige pas la même chose de tout le monde.

 

Je vais vous dévoiler une des situations où j’ai été traité d’intolérante :

Ma voisine, qui habite là depuis 50 ans (« tu te rends compte, 50 ans ! »), avait son fils mercredi soir dernier (50 balais, un célibataire endurci, bref, je passe sur les détails.) Moi, j’étais au lit, avec la grippe, depuis 18h environ. Vers 22h30, le dit-fils est parti, et en partant, il a fait du bruit. J’avoue, presque rien. Mais ce presque rien m’a réveillé en sursaut, j’étais fiévreuse, complètement amorphe, et je ne savais plus où j’habitais. Dans le sursaut, j’ai tapé au mur 3 petits coups secs et je me suis rendormie aussitôt (preuve que je commatais). Elle a attendu hier, dimanche donc, pour m’envoyer un sms très solennel me demandant de venir la voir.

Et là, assise comme une petite fille sur son canapé, je me suis fait tapée sur les doigts, car tu comprends, « en 50 ans de vie dans cet appartement, on ne lui a jamais fait ça ! » puis « qu’elle était tolérante envers ses autres voisins ELLE ». Je lui expliquais mon état du soir en question (grippe, toussa), me suis platement excusée, moultes fois etc etc… Elle m’a finalement dit qu’elle préférait que les choses soient dites et qu’on passait à autre chose.

J’ai eu la sale impression d’être sur le bancs des accusés, de me faire sermonner comme si j’avais 6 ans.

 

Et la leçon donc, c’est que moi, je suis intolérante.

 

Oui, quand j’ai la grippe, de la fièvre, et tout le package, je fais n’importe quoi.

 

Voilà… ah dis donc, ça fait du bien de vider le sac ma foi !

 

Et toi, on t’a déjà dit que tu étais intolérant(e), à tort ou à raison ?