Je pense que c’est ce dont j’ai le plus peur depuis que je suis maman.

Dès son plus jeune âge, dès ses premiers jours, j’ai eu peur de me laisser dépasser par les évènements, par l’Evénement.

 

Je voulais suivre ma logique, ce que je m’étais fixée comme « règles », en tant que nullipare avertie qui ne veut certes rien écouter.

Mes angoisses m’ont rendue service parfois, et m’ont souvent desservie.

 

Dans la case positive : le coucher.

Nous avons instauré rapidement un rituel, dès ses premiers jours. Car pour moi, il était impossible qu’il prenne place dans le lit conjugal (peur de lui faire mal) ou qu’on ait des repas du soir à 23h30 (peur de lui en vouloir).

Grâce à mes angoisses, je l’ai aussi laissé se débrouiller pour se déplacer.

Oui, c’est bizarre, mais j’avais tellement peur de mal le positionner debout, ou assis ou sur le dos, que je l’ai laissé faire à sa manière. Il n’a quasiment pas fait de 4 pattes mais a marché tôt.

 

Malheureusement, dans la case négative : le sommeil.

Dès qu’une nuit se passe moyennement bien ou mal, et cela arrive souvent malheureusement, je me dit tout de suite : on est parti pour une sale période, je ne vais pas pouvoir gérer etc etc… Souvent, les dites-nuits s’estompent et nous laissent un peu de répit. Et je reprends espoir.

 

En négatif, et à cause de mes angoisses : les repas.

Mini adore le lait. Il boirait des biberons à tous les repas si je lui disais oui ou les lui proposais.

Au niveau de la diversification, cela ne s’est pas mal passé mais les repas ne sont pas un moment de plaisir tous les jours. En ce moment, on doit mener grande discussion et l’occuper pendant tout le repas pour qu’il avale son plat. Dès que cela se termine en « non maman, biberon s’il te plait » (pleurs inside évidemment), je culpabilise… mon cœur balance entre céder car il n’aura rien dans le ventre ou tenir bon. Le plus souvent je cède…

Du coup, je deviens « sévère » : plus de biberon à 16h (dans tous les cas à la crèche c’est fini) ni le soir, sauf exception. En plus, avec ses otites à répétition, le liquide dans le ventre le soir, avec risque de reflux, c’est pas top…

 

Dès que quelque chose ne se passe pas comme « d’habitude », je flippe. J’ai l’impression qu’il en sera ainsi jusqu’à ses 18 ans. Qu’on a foiré. Tout loupé. Mon ventre se tord au moindre repas mal pris, à la première nuit bousillée. Je me questionne, je relativise (rarement), je fouille sur le net.

 

Bref, j’ai peur des mauvaises habitudes… et je n’arrive pas à me soigner.

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